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« août 2007 | Accueil | octobre 2007 »
Rédigé à 23:45 dans Insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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A l'heure où les offres de vacances à thème se multiplient, l'essor de l'oenotourisme n'est pas en reste : plaisir de concilier voyages et découverte de vignobles, quête des sens et plongée dans un univers authentique, pour quelques jours ou un week-end, chez soi ou au bout du monde...
L'attrait principal du voyage autour de la thématique vin est, pour moi, de proposer au visiteur la découverte d'un univers aux caractéristiques uniques et différentes à la fois : qui dit vignobles et vin dit toujours superbes paysages, gastronomie, amour de la terre, passion des hommes... mais d'une région à l'autre, d'un pays à l'autre, ce qu'il vous est proposé de vivre, de voir et de goûter est toujours singulier et original.
Je trouve également enrichissant de pouvoir filer la thématique "visite de vignobles" en l'abordant sous d'autres angles que la seule dégustation du vin : spécificités des paysages, de l'architecture des wineries, de la culture de l'accueil ou encore vision insolite du métier par ceux qui le pratiquent, entre autres choses.
Après une vinodyssée d'un an, passée à parcourir les vignobles autour du monde, je me replonge avec plaisir dans le hors-série spécial vins du magazine Géo, "La folie des vignobles du monde", qui vient de paraître. A la découverte de vignobles déjà réputés et d'autres moins connus ou en pleine expansion, un voyage dans les paysages et dans l'histoire du vin autour du monde qui donne envie de découvrir ces vignobles (voir ma note à ce sujet ici).
Le développement de cette forme particulière de tourisme en France et dans le monde ne peut évidemment qu'encourager les régions de vin à développer leurs structures et leur sens de l'accueil, un investissement certes, mais qui fait vraiment la différence et qui a démontré sa pertinence et sa rentabilité, en matière de retour sur investissement image comme financier.
En la matière, parmi les régions précurseurs, citons la Napa Valley, en Californie, où chaque winery ouvre non seulement les portes de ses installations, mais met également à disposition du visiteur un lieu de restauration -de qualité- et autres boutiques de produits du terroir, le tout dans un environnement hyper confortable. La région du Cap, en Afrique du Sud, est également très bien organisée en la matière, et met tout en oeuvre pour accueillir le touriste amateur de vin, l'éclairer et lui simplifier son voyage, donnant l'impression que les domaines travaillent ensemble et non chacun pour soi, pour offrir le meilleur accueil aux visiteurs.
En France, les initiatives se multiplient, mais je regrette qu'elles soient encore très individuelles. Un travail concerté des différents acteurs de chaque région (et des domaines entre eux...) et une capacité à adapter aux vignobles français les best-practices du monde entier -à titre d'exemple, choisir de faire payer la visite mais rembourser le ticket d'entrée sur l'achat de vin, comme cela se pratique en Nouvelle-Zélande, ou encore proposer une restauration de qualité sur place et donner envie au visiteur de s'attarder, comme dans les vignobles australiens- et c'est tout le potentiel d'accueil des régions vinicoles françaises qui pourra véritablement s'exprimer !
Rédigé à 19:52 dans Oenotourisme, Tendances, Vin, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Parmi les flacons qui ont attiré mon attention dans les linéaires de spiritueux ces derniers mois, les bouteilles de whisky japonais Nikka : design simple et épuré, identification et reconnaissance faciles, et curiosité de goûter un whisky japonais moins connu que le Suntory immortalisé au Japon par le sumotori Konishiki il y a une dizaine d'année, et plus récemment en Occident par Bob -Bill Murray- dans le film Lost in Translation - "more intensity".
Curiosité renforcée et intérêt confirmé lorsque je lis que la distillerie Yoichi, sur l'île d'Hokkaido, à l'origine du whisky Nikka, est pionnière en matière de production de whisky au Japon - aujourd'hui le quatrième pays producteur au monde. Une approche disruptive qui s'inspire du meilleur des techniques écossaises en matière d'élaboration tout en introduisant certaines innovations -j'aime l'analyse de la Maison du Whisky lorsqu'elle écrit : "oscillant entre tradition et modernité, l’industrie [nippone] du whisky est le reflet de la société japonaise" - lire l'article ici.
De manière générale et dans l'univers des spiritueux en particulier, je suis toujours curieuse de découvrir ces produits allogènes voire "oxymores", élaborés là où on ne les attend pas forcément : whisky japonais, vodka californienne ou encore whisky champenois. Certes, il ne suffit pas d'élaborer un produit dans une région du monde où, a priori, on en attendrait un autre pour que ce produit soit de qualité et remporte un franc succès, mais l'idée créative associée à un produit réussi et à un marketing bien construit peuvent générer une différenciation impactante. Parmi les best practices en la matière, on peut citer le succès de la vodka Grey Goose, élaborée au pays du cognac...
Rédigé à 20:12 dans Insolites, Spiritueux, Vodka, Whisky | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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A ce stade du développement des blogs-vignerons français, il n'existe pour l'instant guère d'éléments tangibles sur l'intérêt business concret de leur publication, ni d'études détaillées quant au retour sur investissement d'une stratégie de communication sur Internet privilégiant ces blogs et l'approche communautaire web 2.0. Faute aussi, sans doute, d'un recul suffisant et d'une durée assez longue pour évaluer le business induit (lire néanmoins ma note donnant quelques indications).
Le retour, en l'espèce, n'est pas que 'business' puisqu'il s'agit d'abord d'un retour sur expérience et d'une logique de networking favorisant surtout le resserrement de liens avec un public captif dans une bonne logique de permission marketing.
Du reste, dans le cas des blogs, il s'agit surtout d'un investissement temps plus que financier, qui offre immédiatement une fenêtre sur le monde et donc un espace de communication à des acteurs qui n'ont pas toujours la "taille critique" pour se tailler une part de voix dans le monde physique.
Pour ceux d'entre vous, bloggers actifs, aguerris aux techniques du marketing viral qui fréquentez l'oenosphère, vous connaissez certainement une "étude de cas" remarquable qui a fait date : le succès de Stormhoek associé aux dessins amusants, philosophiques et souvent caustiques du cartooniste Hugh MacLeod, éditeur du site gapingvoid.com.
Une chose est sure, vous ne pouviez pas la manquer cette année sur la London Wine Fair puisque la marque était un sponsor incontournable et présentait un joyeux film bien vivifiant sur l'évolution de la filière.
Wine Blogging as Marketing Disruption. Voici l'essence de la stratégie poursuivie et ça marche : la winery sud-africaine a ainsi vu ses ventes progresser de 50K à 300K caisses en un an et vise le million d'ici trois ans (lire l'article de Business 2.0 pour plus de détails sur l'historique).
Du reste, Stormhoek surfe sur son succès et récidive en filant la métaphore auprès des geeks et de son réseau technophile en signant la Blue Monster Stormhoek Bottle : un vin conçu pour Microsoft (lire l'article du FT).
On peut certes s'interroger sur la réplicabilité du modèle et sur la pertinence d'une approche me-too en la matière mais je gage que nous ne sommes qu'au début des succès et les témoignages de retours positifs se multiplient (lire l'article de BusinessWeek sur la Dover Canyon Winery dont les ventes à distance ont doublé en un an).
Par ailleurs, pour un éclairage amériain, je vous engage à consulter l'excellente présentation de Josh @ pinotblogger.com
Rédigé à 06:22 dans Branding, Marketing, Vin, Vin 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Vous avez sans doute déjà entendu parler du jeu d'entrainement cérébral du Dr Kawashima qui a dynamisé les ventes de la console portable Nintendo DS en ouvrant un nouveau segment de marché (bon exemple de Blue Ocean Strategy - lire ma note à ce sujet).
Ce bon docteur a ouvert la voie aux jeux positionnés 'adultes' destinés à une clientèle a priori rétive aux jeux vidéo : plus agée, ciblée féminine, d'abord japonaise mais également internationale. D'autres jeux ont donc suivi couvrant des sujets assez improbables sur consoles vidéo comme par exemple :
- Cooking Mama pour apprendre à cuisiner (existe aussi sur la console Nintendo Wii) écoulé à plus d'un demi-million d'exemplaires sur le sol américain depuis son lancement par Office Create.
- Dream Skincare pour recevoir des conseils de beauté par Konami (lire l'analyse pertinente de Cosmeo).
- Yoga Everywhere qui dispense des cours de Yoga.
Jusque là, il restait un sujet encore inexploré, pourtant cher aux Japonais (lire ma note) : l'oenologie.
Et bien c'est désormais chose faite avec le lancement prévu de Beginners Wine, un jeu permettant de s’initier à l’art du vin avec des conseils pour la sélection des vins, des techniques de dégustation, du vocabulaire autour du vin ainsi qu’une sélection de 120 références de vins sélectionnés pour différentes occasions.
Publié par Square Enix, éditeur très respecté de la scène vidéo-ludique et à l'origine de la série des Final Fantasy, ce hit assuré sera lancé au Japon le 15 novembre prochain au moment du Beaujolais Nouveau, événement très populaire en terres nipponnes.
"Ce jeu vise à rendre le vin plus accessible à chacun", précise le communiqué.
J'attends avec impatience une version pour la console Nintendo Wii qui intègrerait, par exemple, un concours de vitesse pour le remuage des bouteilles de champagne, les vendanges à la tâche ou bien un championnat d'ouverture de bouteilles...
Rédigé à 06:56 dans Tendances, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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En chinant hier dans les boutiques de déco, je suis notamment passée chez Kartell pour examiner leurs nouveautés et admirer la pureté de leurs lignes.
En me plongeant dans cet univers plastique coloré au design contemporain fonctionnel, minimal et épuré, j'ai repensé au designer Gideon Dagan, créateur du fameux calendrier perpétuel conçu pour le Museum of Modern Art et de la très belle horloge minimaliste TimeSphere.
Dagan est en effet l'inventeur de l'ingénieux concept de "Puzzle Wine Rack" : des casiers colorés en plastique ABS amovibles, encastrables et évolutifs.
Un très belle idée pour construire un mur de bouteilles de vin et habiller un espace avec des combinaisons de couleurs dans des configurations variées, en hauteur comme en largeur.
Rédigé à 16:39 dans Design, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Pour rebondir sur ma note d'hier, à signaler la très bonne initiative de La Grande Epicerie du Bon Marché pour sa "foire aux vins" : proposer une approche encore différente, par "dress code" cette fois : Chic, Classic, Casual, Sporty et Must, ou autant d'occasions d'assortir votre choix de vins à votre tenue vestimentaire. Plutôt cohérent pour un grand magasin positionné comme le temple de la mode avant-gardiste et pointue à Paris !
A chaque tenue correspond un choix de vin, proposé à l'unité ou par caisses de 6 : deux exemplaires de trois cuvées différentes, à des prix allant de 49,90€ la caisse de 6 bouteilles " Sporty" à 1550€ la caisse de six "Classic" -avec Château Haut-Brion, Château Laffite Rothschild et Château Latour 2001. Le tout présenté de manière plutôt décalée, même si les linéaires spécialement installés ne ressortent pas vraiment du reste de l'espace dédié aux vins.
Une approche plutôt sympathique et efficace donc, et le leaflet mis à disposition des clients est lui aussi bien réalisé : design original et chic, explications claires et informations exhaustives sur l'opération puisque ce sont non seulement le concept, la liste des vins choisis et leur prix qui y sont détaillés, mais également un bon de commande et une invitation à découvrir quelques-uns des crus proposés en s'inscrivant à une dégustation en compagnie des vignerons producteurs.
Last but not least, les vitrines de La Grande Ep', spécifiquement aménagées pour l'occasion : impactant et surtout très cohérent avec les vitrines voisines dédiées à l'Exposition Tokyo qui a lieu en ce moment au Bon Marché. Les vitrines annonçant l'exposition sont vraiment superbes, filant la thématique de la "tâche" rouge du drapeau japonais au moyen de différents objets : lampions ou ombrelles installés par séries géométriques. Dommage que l'exposition en elle-même, mise à part la partie photos, soit plutôt décevante, surtout quand on connaît Tokyo : les objets proposés par quartiers de la ville ne sont à mon sens pas vraiment représentatifs ni de la ville dans son ensemble ni de ce qui fait l'essence même de chacun de ces quartiers particuliers. A découvrir malgré tout, en faisant d'une pierre deux coups avec "Les dress codes du vin" jusqu'au 6 octobre.
Rédigé à 17:31 dans Cavistes, Tendances, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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... ou comment sortir des codes habituels de présentation des vins dans les linéaires français ?
Je suis ravie de voir que certains lieux de vente en France, cavistes en particulier, commencent à adopter des réflexes nouveaux et inspirés de ce qui se pratique dans d'autres pays, hémisphère sud en tête, pour présenter leurs produits à la vente.
Si jusque là, le schéma habituel respectait un classement des vins par région d'origine, on peut observer depuis quelques temps des approches plus originales, qui proposent au client de choisir son vin selon son cépage, selon les mets avec lesquels il se mariera le mieux, ou encore par instants de dégustation.
J'illustre mon propos avec deux exemples emblématiques situés à Paris : chez Lavinia, l'un des précurseurs en la matière, le choix du vin peut se faire selon de multiples entrées : type de vin, région d'origine, cépage, association mets et vins... mais aussi sélection du sommelier, meilleures ventes, vins bio, vins à moins de 10 euros et nouveautés. Ou comment concilier simplification du choix, éducation du consommateur et liberté de préférence.
La Cave du Lafayette Goumet Haussmann fait quant à elle évoluer son offre d'un choix par régions à un choix par instants de dégustation : vins du quotidien, vins de famille, vins de rencontre, vins de copains, vins d'amour... Une approche différente, bien pensée, qui mérite d'être encore mieux mise en valeur -on aimerait savoir pourquoi tel vin est proposé dans telle famille-, mais qui présente là aussi l'avantage de bousculer les idées reçues, de simplifier la dégustation, d'éduquer et de décomplexer.
J'aurais l'occasion de revenir sur d'autres exemples de "concept stores" parisiens entièrement dédiés et tournés vers une présentation nouvelle du vin, là où Lavinia et La Cave proposent également les clés de lecture traditionnelles (AOC, régions, etc).
Ce qui est vrai à Paris l'est également dans d'autres régions de France : de plus en plus de lieux -cavistes mais pas uniquement- proposent une approche différente, moderne et acueillante autour du vin. Des initatives qui s'inspirent souvent de ce qui se fait à l'étranger mais qui traduisent surtout la volonté d'une nouvelle génération d'amateurs de vin de partager leur passion, sous l'angle du plaisir et d'une découverte simplifiée !
Rédigé à 17:23 dans Cavistes, Tendances, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Mardi dernier, Stella Artois a lancé son nouveau site internet conçu par Lowe Worldwide.
Croyez moi, ce site 'nouvelle génération' va faire date. Je suis bluffée par la fluidité et la qualité de ce site immersif et cinématique, remarquable en tous points, associant contenus flash et vidéos, animations interactives et spots 'traditionnels'. C'est d'autant plus surprenant que je n'attendais pas Stella sur ce terrain.
Revenant aux origines de Stella en 1366, traversant les âges et remontant 650 ans d'histoire et des temps de grands dangers où il s'avérait bien difficile de survivre et de tirer la bière parfaite, le site défie l'internaute de différentes façons, notamment à l'aide d'advergames très amusants.
L'expérience de marque est puissante et la scénarisation / théatralisation du produit réassure sur la qualité de la bière Stella Artois.
Je n'ai pas encore trouvé le temps d'explorer le site dans tous ses recoins mais je vous engage à le faire dès à présent. Je n'avais pas vécu d'expérience aussi immersive depuis les sites Absolut, Smirnoff ou Grey Goose (dans sa version internationale actuelle -malgré son temps de chargement trop long- puisque la version US du site nouvelle génération présentant leur dernière campagne me laisse, comme cette dernière, sur ma faim).
Donc un sacré coup de chapeau à Stella qui avait déjà récemment attiré mon attention, cette fois en 'print' avec le graphisme de ces trois visuels :
et dans La Famille Artois, via la formidable campagne Peeterman Artois par Lowe London :
Je suis tellement enthousiaste que j'ajoute leur blog dans mon Google Reader.
Rédigé à 17:33 dans Advertising, Bière, Branding, Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Suite de la note d'hier et quelques remarques sur la stratégie des alcools, autres que le vin, qui communiquent spécifiquement auprès d'une cible féminine.
Première remarque : si les guides, associations, clubs de dégustation et autres sites Internet spécifiquement dédiés aux femmes existent largement dans le domaine du vin, c'est loin d'être le cas pour les autres alcools, en tous cas en France. Une différence liée au goût des consommatrices ? A leur éventuel manque d'intérêt pour ce type de produits ? Au fait que certains spiritueux, comme les whiskies, ont une image plus masculine ?
Peu d'initiatives de la part des consommatrices, en revanche quelques-unes de la part des producteurs, même si dans l'ensemble, elles restent plus timides que dans le monde du vin.
Parmi celles qui concernent les alcools fort, on peut citer la liqueur Shaaz, du groupe Pernod -code couleur du flacon évidemment rose et violet-, la vodka Pinky, rose également ou encore la version féminisée du pastis Ricard, présenté en long drink. Pour séduire sa clientèle, Ricard avait clairement ciblé les lieux fréquentés par les jeunes femmes, envoyant même ses ambassadrices... dans certain salons de coiffure.
Sur le segment des alcools destinés aux femmes, le dynamisme vient davantage du côté des bières. L'une de celles qui revendique le plus ouvertement sa cible est Karla, bière lancée par Karlsberg, qui communique sur ses bienfaits pour la santé et le bien-être : peu d'alcool, un mélange de bière et de jus de fruits et dont la distribution est pour le coup, originale et complètement en phase avec le positionnement : en Allemagne, Karla est vendue en pharmacies...
Autre pays, autre produit : Karmi lancée par la division polonaise de Karlsberg, une bière aromatisée et tout comme sa consoeur allemande, faiblement alcoolisée.
Enfin, la dernière née de la série (un cidre malté pétillant pour être exact) s'appelle Charli, du groupe Heineken, déjà détenteur de Wieckse et Gulpener qui, tout comme Hoegaarden, ont lancé leur version rosé (donc féminine, forcément) sur les marchés belge et néerlandais. Charli est présentée comme l'alternative idéale pour celles qui veulent déguster autre chose que du vin ou les bières habituelles...
Même si la tendance semble s'accélérer dans l'univers des brasseurs -elle existe depuis quelques années déjà : en 2004, Interbrew avait lancé son Extra Kriek La Bécasse, aux arômes de cerise et au flacon rouge inspiré de l'univers cosmétique-, elle reste relativement peu marquante et en tous cas largement confinée à certains marchés spécifiques, Europe du nord en tête.
Si ce type d'initiatives est certainement amené à être développé -quid des marchés anglo-saxons ?-, je me pose la question, en voyant ces différentes propositions, de la capacité de ces marques à créer de l'adhésion, donc à acquérir des consommatrices et surtout à les fidéliser, sur des produits au marketing très ostensible et pas toujours très bien pensé : en d'autres termes, à quand un produit alcoolisé de qualité, pensé pour les femmes amateurs et connaisseuses, présenté de manière intelligente, qui ne considère pas les consommatrices comme des écervelées et qui évite toute dimension gimmick et caricaturale dans laquelle, à mon avis, peu de femmes se reconnaissent finalement ?
NB : à signaler le lancement aujourd'hui de Stiletto Vodka à la Nouvelle-Orléans par "one of the first woman-owned spirits companies". Du rose, une silhouette féminine et le nom stiletto qui évoque les talons aiguilles, pas de doute on est dans la cible. Comme pour sa consoeur Absolut New Orleans (voir ma note ici), une partie du prix de la bouteille est reversée à des oeuvres caritatives, dont la recherche sur le cancer du sein -voir aussi l'initiative similaire du vin Mad Housewives avec son white zinfandel.
Rédigé à 18:46 dans Bière, Spiritueux, Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Après la recrudescence des outils de communication autour du vin spécifiquement dédiés aux femmes, observée depuis pas mal de temps maintenant, voilà que les marques d'alcool, bières en particulier, s'engouffrent dans la niche -qui n'en est plus vraiment une... Je commence par un petit panorama de l'univers du vin dédié aux femmes, demain la suite avec d'autres alcools.
Vous l'avez sûrement lu comme moi : dans le monde du vin, en France comme sur d'autres marchés, la femme occupe de plus en plus une place à part. Elle est donc ciblée comme telle : entre les bouteilles au packaging spécialement pensé pour séduire la cible (étiquette à dominante rose et silhouette féminine bien visible sur le flacon, forcément), les cuvées à plus faible teneur en alcool ou sans sucre ajouté, les vignobles qui communiquent sur telle figure emblématique féminine liée à l'histoire passée ou actuelle du domaine, les guides du vin faits par les femmes et pour les femmes, les clubs de dégustation ou associations "femmes et vin", les ouvrages sur le vin spécifiquement dédiés à la gent féminine et autres sites internet présentant les vins au féminin... on sent que le constat selon lequel, en France, 75% des achats de vin en grande surface sont faits par les femmes (enquête ONIVINS) est bien pris en compte dans la communication de certaines marques et distributeurs !! Une donnée de poids sur d'autres marchés également : aux Etats-Unis, ce sont 55% des achats de vin qui sont réalisés par les femmes (source Adams Wine Handbook 2005).
En général, l'approche marketing est plutôt sympathique, même si un peu caricaturale à mon goût -genre "on regarde toutes Sex and the City et Friends quand on fait des soirée entre copines", j'ai beau être dans la cible, je ne me reconnais pas dans ces représentations, mais bon- : discours simple et clair, ludique, décomplexé, axé autour du plaisir sans imposer de laïus académique sur le sujet, et souvent agrémenté de visuels et d'une esthétique très "magazines féminins".
Parmi les distributeurs, Nicolas, le premier à avoir opté pour une approche similaire -en 2006-, l'avait d'ailleurs fait au travers d'une plaquette rose fuchsia adoptant tous les codes du mini magazine pour femme trentenaire, urbaine et branchée, avec psycho-test (Pour quels vins êtes-vous faites ?), conseils d'achat (sur le modèle du shopping vestimentaire) et témoignage de viticultrice à la clé. Réussi et plutôt efficace.
Enfin, au-delà de l'acte d'achat et de la femme consommatrice, ce sont aussi les qualités féminines particulières liées à la dégustation, à la vision et au discours autour du produit qui sont mises en valeur, comme en témoigne le concours des Wine Woman Awards organisé avec sérieux et succès encore cette année.
Le monde du vin s'est donc mis avec entrain à la mode féminine. Un bon moyen d'aborder la question sous un angle différent et avec un regard neuf, de bousculer un peu les idées reçues et de rendre au produit sa dimension "plaisir partagé". Pourvu qu'on arrive à dépasser le schéma caricatural de la cible (selon lequel nous aimerions le rose à tout va, nous apprécierions surtout les vins fruités et/ou les rosés...) et l'approche parfois du coup presque un peu fofolle ou simpliste de la question, et qu'on arrive à parler qualité du produit et spécificité de la vision féminine des choses, alors la démarche marketing deviendra vraiment passionnante !
Rédigé à 20:31 dans Tendances, Vin | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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De passage en Bourgogne le week-end dernier, j'en ai profité pour découvrir l'Imaginarium, espace créé par Boisset autour de la marque Louis Bouillot et dédié à l'univers des vins effervescents, situé à Nuits-St-Georges.
On a le droit de trouver exagérée ou trop moderne la mise en scène très théâtralisée, présentant l'élaboration des vins effervescents avec force animations sonores et visuelles. Il n'en reste pas moins que la visite est plaisante, bien pensée, et atteint l'objectif de faire découvrir tout un univers de manière ludique et éducative, sous différents angles et via différents espace-ateliers : élaboration, tests olfactifs ou encore analyse de la bulle.
Je trouve l'initiative intéressante, parce qu'elle bouscule le traditionnalisme souvent conféré à la communication autour du vin en général en France, et ce de manière non seulement didactique mais aussi originale et bien pensée, y compris dans une approche "visite en famille". On sent que l'investissement est important, mais dans l'ensemble, le résultat est à la hauteur en termes de qualité des installations et de techniques utilisées.
Le décalage de la thématique -vins effervescents, dans une région à laquelle on pense plus souvent vins tranquilles- donne une vraie aspérité au lieu, même si c'est aussi probablement là l'une de ses limites : cela peut-il créer de l'intérêt pour un visiteur qui vient en Bourgogne chercher a priori tout autre chose ?
Enfin, on touche ici à la difficulté de jouer de manière coordonnée et complémentaire sur l'approche éducative et sur l'imaginaire : à trop vouloir montrer et expliquer, on prend le risque de tuer la part de rêve. A ce propos, je trouve dommage que la visite se termine, avant la dégustation, par une vidéo-diaporama qui explique, certes, mais sans onirisme, et dont la qualité m'a laissée sur ma faim.
Rédigé à 13:11 dans Oenotourisme, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Après le distributeur de vin et le créateur de cocktails, utilisables chez soi -voir mes notes sur le sujet ici et ici- voici maintenant le WinePod, une cuve thermorégulée de 75l qui permet à l'amateur d'élaborer lui-même son vin...
La proposition de la société américaine Provina est plutôt intelligente et bien trouvée : proposer un kit clé en main qui permette à l'acquéreur du WinePod d'élaborer son vin en toute autonomie, en mettant à sa disposition non seulement l'équipement -cuve à vin, pressoir etc., dont la technologie sophistiquée suffit à rassurer l'amateur dans sa capacité à devenir oenologue d'une ou plusieurs saisons- mais aussi un logiciel interactif de vinification -pour prendre conseil auprès de viticulteurs professionnels- et enfin, last but nos least, les "consommables", autrement dit : LE RAISIN. En proposant de livrer l'acquéreur du WinePod en crus californiens et grappes congelées, Provina va vraiment jusqu'au bout de son idée !
Une innovation qui peut effrayer -et quid des aspects juridiques de l'élaboration d'alcool selon les pays ?- mais que je trouve vraiment bien pensée et créative - j'aime quand un concept ne s'arrête pas à ce qui est évident mais est réfléchi dans sa globalité, et je suis assez bluffée par l'aspect "livraison de raisins californiens chez vous par nos soins" de la proposition. Le tout pour un coût relativement raisonnable de 3499 US$ lors du lancement. Qui plus est, l'objet est esthétiquement très réussi, ce qui ne gâche rien au plaisir d'élaborer soi-même son vin !
Rédigé à 10:40 dans Design, Tendances, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Dans un univers en quête d'approches design nouvelles, innovantes et remarquables, le monde du vin et des spiritueux s'inspire parfois, et de plus en plus, des codes émanant des cosmétiques et parfums. Parmi les exemples récents, la gamme Grains de Cépages lancée par les magasins Nicolas en mai dernier : un design simple pour une compréhension facile du produit, destinée à de nouvelles cibles -jeunes, féminines-, inspirée par les codes de l'univers cosmétique et créée par l'agence Saguez & Partners, briefée en ce sens par Nicolas.
Inversement -et c'est beaucoup plus souvent dans ce sens que va la démarche-, le monde de la cosmétologie s'inspire depuis plusieurs années et avec succès de l'univers du vin dans sa dimension produit, comme le prouve la réussite de concepts innovants tels que -pour citer le plus connu-, le "spa de vinothérapie" les Sources de Caudalie, créé en 1999 et installé historiquement dans le vignoble bordelais, ou sa déclinaison espagnole implantée au sein de la détonnante bodega Marquès de Riscal dans la région de Rioja en Espagne -connue aussi pour l'architecture très originale du bâtiment principal, réalisée par Franck Gehry. Je vous invite par ailleurs à lire ici l'excellent article consacré par le Telegraph UK au sujet des wine spas, paru en juin dernier.
Des approches semblables existent dans d'autres régions vinicoles autour du globe, que ce soit en Bourgogne, en Italie, en Autriche, en Argentine, en Afrique du Sud ou en Californie. La Californie qui n'est pas en reste sur le sujet, avec le lancement en fin d'année dernière de la ligne de produits de soins pour la peau Davi par la famille Mondavi (fondateurs d'Opus One dans la Napa Valley), basée là aussi sur le bénéfice anti-oxydant apporté par les polyphénols contenus en particulier dans les pépins de raisin.
Certaines grandes marques françaises sont tout aussi innovantes en la matière -et tout aussi conscientes des enjeux marketing-, comme le prouve le lancement (sur le marché américain dans un premier temps) en fin d'année dernière de L'Or de Vie, un soin Dior pour la peau associant le savoir-faire de Dior et la magie de Château Yquem... Si le concept est parfaitement étudié pour vendre une part de rêve au consommateur, on touche quand même ici aux limites marketing de l'exercice : ou quand le discours et le positionnement prix commencent à prendre le pas sur la réalité du bénéfice produit.
Si les wine spas et autres produits cosmétiques issus de grains de raisin semblent dorénavant monnaie courante ou presque (les tarifs pratiqués sont à la hauteur de la part de rêve incluse dans le produit), l'innovation en la matière a récemment atteint des sommets de créativité -mais aussi de séduction marketing-, avec l'apparition de concepts totalement hors des codes mais qui cherchent surtout à être en phase avec une certaine stratégie de différenciation nécessaire à l'approche des fêtes de fin d'année.
Je veux parler en particulier du lancement ces jours-ci de la "cuvée" spéciale du parfum Angel (Thierry Mugler Parfums) : 'La Part des Anges'. Le terme "cuvée" paraît adapté au produit -celui de "Part des Anges" encore plus, bien évidemmment-, puisque le dossier de presse indique que celui-ci a vieilli en fûts de bois pendant plusieurs mois, qui plus est dans les chais des cognacs Rémy Martin.
Pour le coup, le concept est innovant, même si la dimension marketing est quand même très (trop) flagrante, surtout à plus de 200 US$ le flacon recouvert de cristaux Swarowski - la série est limitée à 4742 flacons pour le monde. Dommage aussi que la marque n'ait, à ce jour, pas profité de l'effet d'annonce créé par cette nouveauté pour mettre à jour ne serait-ce que son site institutionnel. Quant à savoir pourquoi Rémy Martin ne communique pas sur le sujet, on peut imaginer que si l'approche co-branding en la matière peut créer un bénéfice en termes d'image qualité pour la marque de parfum, l'inverse n'est pas forcément vrai...
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Avec l'oeil exercé et toujours attiré dans les rayons par le marketing et le packaging des vins, j'ai souvent eu l'occasion de croiser des étiquettes loufoques, décalées voire franchement cocasses.
Peter May leur dédie un site Internet où il référence depuis 1998 ces incongruités dans un fatras de pages commentées et y consacre même un ouvrage, publié en 2006 : "Odd Wines from Around the World".
Si certaines étiquettes sont effectivement juste de très mauvais goût, tant par le nom de la cuvée que par le traitement graphique de l'étiquette (Vampire, Satyricon, Rudegirl), d'autres ont d'ores et déjà montré dans l'après-coup qu'elles savaient valoriser une histoire. Certes, par leur décalage initial, elles détonnent (Marilyn Merlot, Fat Bastard) mais elles trouvent ensuite leur légitimité tout en consolidant un positionnement, de fait différenciant, par la nature du nom choisi ou du design particulier de l'étiquette.
En l'espèce, certaines étiquettes présentées ici font surtout la démonstration de l'humour anglo-saxon de leur propriétaire et d'un goût affiché pour les [mauvais] jeux de mots : "Bored Doe", "Goats do Roam", "Goat Rotie", "Van Rouge".
Au rayon des découvertes pour moi : spécial dédicace à l'inénarrable "Van der Table", aux sémillants "Le Cigare Volant" et "Ceci n'est pas un Carignan" du Bonny Doon Vineyard (au site très Monthy Python) voire aux très subtiles "White Trash White", "Redneck Red" et "Tiny Bubbles" commis par la Oildale Winery.
Cependant, à mes yeux, la palme revient aux étiquettes événementielles (célébrant leur concert annuel) de la winery Mission dans la région de Hawkes Bay en Nouvelle-Zélande, en particulier la Julio-touch (même si la Beach-Boys-Attitude a aussi son charme...) Et pour vous, quelle est l'étiquette insolite qui occupe la tête du podium ?
Certaines maisons, à l'exemple des divisions Three Loose Screws ou The Other Guys du groupe américain Sebastiani & Sons (lire ma note), ont même choisi cette rupture avec les codes établis comme système et principe fondateur en ne proposant que des noms de marques ou de cuvées intriguants et en privilégiant un design disruptif.
L'identité visuelle est là soignée et le design des bouteilles nettement plus sophistiqué que dans les exemples sus-cités (au caractère sinon potache souvent volontairement 'amateur') dans un contexte de réflexion marketing sur le positionnement de la marque qui paraît abouti.
Dans un environnement très concurrentiel où il est souvent difficile de gagner des parts de voix convenables, le choix d'une stratégie de rupture pour le nom et le design de l'étiquette ou de la bouteille à des fins de différenciation / fidélisation est sans doute pertinent, lorsque cette conclusion participe d'une stratégie globale de différenciation sur une cible et un marché bien identifiés. Mais cela ne fait pas tout, surtout lorsque le décodage de logique "marketing avant-tout" s'opère par les relais d'opinion et influencers, les 'door-keepers' et même le client final.
J'aurai l'occasion de revenir sur les ingrédients, selon moi, et notamment du point de vue de l'étiquette, qui peuvent faire le succès de marques de vin, raisons qui varient bien sûr en fonction des marchés. D'ores et déjà, il me paraît évident que le choix d'un nom ou d'une étiquette amusante ou flashy ne suffit pas pour séduire une cible qui recherchera au contraire souvent des éléments de réassurance dans le choix du vin : ne pas privilégier le contenant au détriment du contenu, pour ne pas décevoir le client dans sa recherche d'instants de dégustation.
Rédigé à 11:42 dans Branding, Design, Insolites, Livres, Marketing, Packaging, Vin | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Je vous présentais il y a quelques semaines les machines Enomatic qui proposent aux clients d'une boutique ou d'un bar de goûter en self-service une sélection de vins -voir ma note ici.
Ce concept de dégustation au verre est dorénavant installé de manière visible chez Lavinia, le supermarché chic du vin à Paris, qui fête ces jours-ci ses cinq ans. A découvrir et à tester !
Rédigé à 09:33 dans Cavistes, Tendances, Vin | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Au rayon des habillages 'fraîcheur' avec leur combi néoprène, concept initié en 2004 par VCP avec la 'Clicquot Ice Jacket', voici une nouvelle déclinaison très design dans les vins (découverte sur TrendsNow) : la série de bouteilles The Bootleg Collection [Welcome to the new Italy].
Conçus par les importateurs américains Small Vineyards et Click Wine Group (qui distribue également le français Fat Bastard et l'espagnol Mad Dog's & Englishmen) en association avec cinq domaines, cette gamme de vins propose une incursion dans cinq vignobles italiens : un Pinot Grigio (Tenuta Setten), un Sauvignon Blanc (Trevisiol), un Chianti (Castello Sonnino), un Southern Red (Apollonio) et un Grand Tuscan (Villa Trasqua) .
Je retrouve dans ces flacons habillés d'une housse zippée la même allure élancée et sexy que sur le sérigraphié 'Silver Palm Cabernet Sauvignon', dernier né de White Rocket Wine Company, la société créée par Jess Jackson, le fondateur de Kendall-Jackson, pour cibler une clientèle plus jeune et éditeur par exemple des marques Dog House (voir ma note) et Tin Roof Cellars.
Rédigé à 20:38 dans Branding, Design, Marketing, Packaging, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Voici une campagne de publicité bien décalée et sans doute conçue pour son potentiel de viralité par l'agence viennoise Demner, Merlicek & Bergmann. Je vous laisse la découvrir sans trop en révéler... C'est plutôt efficace !
Many are called, few are Chosen. Matthew 22/14
Pour ceux qui ne chérissent pas la langue de Shakespeare, il s'agit d'une publicité pour la première école de formation pour barman d'Autriche (dont le site est d'ailleurs tout bonnement abominable). En l'espèce, l'enseignement marketing est donc le suivant : c'est très bien de créer du buzz et du trafic sur son site mais c'est inutile voire contre-productif de le faire sur un site qui ne tient pas ses promesses.
Rédigé à 09:38 dans Advertising, Insolites, Spiritueux | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je faisais récemment allusion dans une de mes notes à la très particulière boutique Berry Brothers & Rudd à Londres, marchand de vin depuis 1698 -la boutique vaut vraiment le coup d'oeil, elle n'a quasiment pas changé depuis cette époque.
Depuis cet été, l'internaute se voit proposer, sur le site de la boutique, des cours virtuels de dégustation sous forme de vidéos téléchargeables. Les cours sont présentés par Rebecca Lamont, responsable de l'école de dégustation de BBR et ont pour ambition d'expliquer de manière simple à l'internaute éclairé ou averti comment déguster et apprécier un vin sous l'angle des cépages, en présentant des cuvées de différents pays producteurs - une vision anglo-saxone comme je les aime, éducative et ouverte sur l'international.
Même si la réalisation aurait vraiment mérité de sortir des codes habituels de l'univers du vin (les clips sont tournés dans la cave de la boutique) et si la dimension technique laisse à désirer, j'apprécie l'inititative, didactique et décomplexée.
Dans la même veine et depuis déjà plus d'un an, la Maison de champagne Veuve Clicquot propose sur son site un mini cours (section Be Clicquot / Trucs et Astuces) très bien fait sur la dégustation de champagne, en quatre étapes : ou comment rafraîchir, ouvrir, déguster et conserver son champagne, expliqué par Cyril Brun, l'un des oenologues de la Maison. Pour le coup, la réalisation est moderne et les aspects techniques bien mieux pensés pour un résultat très agréable. Voir aussi les explications spécifiques données par Jacques Péters, Chef de Caves, sur la cuvée Veuve Clicquot Rosé (section La Collection / Veuve Clicquot Rosé).
Par ailleurs, dans une approche très spontanée et souvent humoristique, retrouvez les sympathiques vidéos du sommelier français Olivier Magny qui cherche ainsi à désacraliser l'accès aux vins et dont la profession de foi résume bien le parti-pris : "Wine Snobs highjacked the world of wine... Ô Chateau is my response to them".
Gageons que le développement de la diffusion de vidéos sur Internet porté par la convergence de technologies, de services de distribution (YouTube, Dailymotion) et de bande passante va permettre aux professionnels comme aux amateurs de partager de plus en plus leurs sensations autour de la dégustation sur le web.
Rédigé à 10:14 dans Champagne, Tendances, Vin, Vin 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Vous avez sans doute déjà entendu parler de la théorie du "French paradox" -qui contribue depuis pas mal d'années au succès du vin français sur les marchés étrangers, Etats-Unis en tête-, théorie selon laquelle il y aurait un lien entre la consommation quotidienne d'un verre de vin et le faible nombre d'infarctus au sein de la population concernée. Une hypothèse qui revient régulièrement dans les conversations et autres congrès de cardiologues dans le monde, sans que l'ensemble de la communauté scientifique soit tout à fait d'accord sur le sujet.
Le vin a-t-il des propriétés thérapeutiques ? Je lisais il y a quelques jours les résultats d'une récente étude publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry selon laquelle le vin aurait aussi des vertus dans la lutte contre les bactéries à l'origine des caries. A consulter également, l'étude parue en août dernier sur le potentiel anti-cancer du vin rouge...
Alors que la mode dans l'industrie alimentaire est aux "alicaments", ces aliments censés avoir un effet bénéfique sur la santé de ceux qui les consomment -dont l'exemple le plus récent, largement relayé par les médias, est celui du yaourt Essensis de Danone-, je me demande quelle sera la prochaine vertu thérapeutique attribuée à une catégorie d'alcool. Serait-il possible qu'une marque ou un collectif de vins décide un jour de revendiquer de manière ostensible un quelconque bienfait de son produit sur la santé, et place cet axe au coeur de sa stratégie de communication ?
L'année dernière, l'un des leaders de la distribution britannique, Sainsbury, avait lancé, avec succès, son vin "Red Heart", un "healthy wine" australien contenant 30% d'antioxydants en plus par rapport aux vins habituels -et c'est également Sainsbury qui a annoncé cet été le lancement de sa gamme de vins légers en alcool...
J'imagine mal ce type de discours voir le jour en France, loi Evin et politiques de protection de la santé publique oblige -et c'est tant mieux. Mais quid de certains autres pays, moins regardants mais tout aussi concernés par la production de vin et la défense d'une industrie nationale ? Je trouve toujours intéressant d'observer les différents niveaux d'appréciation en la matière, qui dépendent des politiques de chaque pays mais surtout de la manière dont les enjeux culturels, sociaux et économiques influent sur la liberté de discours autour du produit...
Rédigé à 11:39 dans Marketing, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je vous présentais en juin dernier la surprenante collection Inside Out de verres à vin renversés.
Voici dans le même esprit l'intriguante 'Carafe Un Verre'.
Conçue par le designer Claudio Colucci en 2001 pour Sentou, cette carafe soufflée et réalisée en une seule pièce est proposée à la vente dans la boutique du MoMA.
Une très belle idée qu'il me faudrait éprouver en dégustation, avec modération -même si je me pose quelques questions sur la capacité de l'objet à être facilement nettoyé !
Du reste, s'agissant de modération, je vous suggère également d'essayer les verres MoreOrLess de ALISSIAmt.
Rédigé à 08:51 dans Design, Vin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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L'insolite de la semaine, lu sur Yahoo news : le restaurant et bar russe Potemkin (dont le logo est effroyable), situé à Londres, qui propose un choix de plus de 90 vodkas, a inscrit à son menu une série de cocktails à base de vodka portant le nom de différentes entreprises russes, et dont le dosage est indexé sur leurs cours de bourse. Un moyen plutôt amusant de communiquer sur l'origine du produit -voir mes notes précédentes sur l'authenticité revendiquée des vodkas russes ici, ici, ici et ici).
A quand un bar proposant des champagnes, vins et autres spiritueux dont le tarif serait indexé sur le cours de bourse des groupes auxquels ils appartiennent ? Pourvu que le prix soit alors inversement proportionnel au cours, au vu des résultats enregistrés par les groupes de spiritueux depuis quelques mois, et surtout les maisons de champagne ! Voir à ce sujet l'évolution récente du cours pour des maisons comme Laurent Perrier (+50% depuis le début de l'année) ou Boizel Chanoine (+109% - lire l'article dans Les Echos de vendredi dernier)...
Rédigé à 12:25 dans Insolites, Vodka | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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